La transparence dans l’industrie de la mode : notre avis.

De plus en plus de marques prônent la transparence, mettent en avant des produits “biologiques”, "éco-conçus", “naturels” ou “durables”. S’il est normal de se poser des questions sur la qualité des produits que l’on achète, il est parfois compliqué de s’y retrouver.

 

Qu’est-ce que la transparence ?

Selon Fashion Revolution (Fashion Transparency Index: 2020), la transparence est :

"le discours public de données et d'informations crédibles, complètes et comparables sur les chaînes d'approvisionnement de la mode, les pratiques commerciales et les impacts de ces pratiques sur les travailleurs, les communautés et l'environnement".

(désolé pour cette définition un peu barbare)

La transparence d'entreprise est donc une composante essentielle au développement d’une marque responsable car elle permet aux clients d’effectuer des achats en connaissance de cause. Savoir comment sont fabriqués les produits, par qui, et où, devrait être une évidence, encore plus lorsqu’il s’agit d’habiller des enfants.

 

Quelles sont les limites de la transparence ?

Toutefois, bien qu’elle soit essentielle, nous croyons que la transparence suppose que l'information soit compréhensible pour les consommateurs, afin de ne pas devenir un simple argument marketing. En effet, la transparence peut vite devenir une "combine" si elle n’est pas accompagnée d’un réel effort pédagogique

Notre industrie est en perpétuel mouvement et il est parfois compliqué de comprendre tous les acteurs en jeu et d’assimiler toutes les informations (même pour nous). Aussi, publier des données brutes et non contextualisées pour “être transparent” peut parfois induire en erreur ou embrouiller les consommateurs, d’autant plus que de nombreuses idées reçues minent souvent la discussion.

Par exemple, en communiquant sur des produits “made in Europe”, la plupart des marques omettent de préciser le pays de fabrication alors que cette information est essentielle. En effet, si on entend parler des conditions de travail dans les “sweatshop” des pays lointains, on oublie souvent de préciser qu’en Europe tout n’est pas rose non plus. Ainsi, dans un article de 2019 sur les salaires en Roumanie (pays de l’UE), l’organisme Clean Clothes Campaign indique clairement que :

contrairement à la loi, le salaire dans les usines est très souvent inférieur au salaire minimum légal - qui lui-même ne représente que 17 % d'un salaire vital*“.

 

Quels impacts pour nous ?

Certaines marques ou plateformes sont très en avance sur ce sujet et vont même jusqu’à parler de transparence “radicale” en publiant des rapports et des enquêtes sur leurs opérations. C’est d’ailleurs ce vers quoi nous essayons d’aller (mais on a encore pas mal de chemin).

En attendant, nous croyons qu’il est important de travailler afin de maîtriser en direct les sujets importants et de pouvoir communiquer les bonnes informations de la bonne manière. Nous avons également la conviction qu’il est essentiel de remettre en question nos pratiques en acceptant ouvertement que tout ne puisse pas être parfait. Toute critique constructive est bonne à prendre et penser que nous traitons parfaitement tous les sujets serait une illusion. 

 

PS : Si vous avez des questions sur nos pratiques, n’hésitez pas à visiter la fabrique à bodies, à découvrir nos engagements ou à nous envoyer un message à l’adresse hello@mybeebody.com.   

 

Sources :

 

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