Tous savoir sur l'origine du coton

Une question qui revient fréquemment dans nos messages est la suivante : Comment un si petit vêtement peut-il coûter aussi cher ? 

Simple en apparence, un body est en réalité une pièce complexe avec beaucoup de coutures, des merceries et de petites finitions. Il passe donc entre plusieurs dizaines de mains avant d'atterrir dans votre placard.  

Chez Beebody, nous croyons qu’il est important de savoir comment sont fabriqués les vêtements que nous vendons. Ainsi, cette série d’articles a été pensée pour retracer les différentes étapes de fabrication de nos bodies.

 

I. La culture du coton, de la semence à la récolte.

Cultiver du coton n’est pas une mince affaire, bien qu’elle soit très utilisée, cette matière naturelle est extrêmement complexe à faire pousser. 

D’abord, le coton ne pousse pas sous n’importe quel climat. Il se cultive dans des régions chaudes et humides, sur des terrains ensoleillés et (très souvent) irrigués artificiellement. Ainsi, sa production est concentrée sur un petit nombre de pays : les États Unis, la Chine, l’Inde, la Turquie et quelques pays d’Asie Mineure.

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Volume de production de coton (bio et conventionnel) dans le monde, Source Statista, 2021

 

D'ailleurs, nous utilisons du coton indien, qui est le principal producteur de coton biologique au monde (plus de 50% des récoltes). 

La plupart des plantations commerciales sont réalisées à la machine, et les plantes commencent à se développer progressivement jusqu’à l’apparition des premiers bourgeons après une dizaine de semaines. 

Ces derniers se transformeront en fleurs blanches caractéristiques un mois et demi plus tard et les fleurs pourront ainsi s'auto féconder, entraînant l’apparition des “cotton pods” contenant des graines et des fibres.

Une fois mature, le coton est ramassé - selon les pays - à la main ou à l’aide de tracteurs adaptés avant d’être passé dans une égreneuse qui permet de séparer la graine de la fibre. Cette étape permet également de retirer les petites imperfections et dépôts. 

Le coton est alors séché et égrené et alors mis en balles afin d’être stocké jusqu'à la prochaine étape : la fabrication des tissus !  

 

coton-flower-beebody-blog

 

II. Les limites et enjeux liés à la culture du coton. 

Il est important de garder à l’esprit que la production du coton n’est pas neutre pour l’environnement. (comme nous l’expliquions dans cet article : Qu'est-ce que le coton biologique et pourquoi le privilégier au coton traditionnel ?)

La surconsommation des ressources naturelles et l’utilisation intensive de pesticides et insecticides sont d’ailleurs souvent dénoncées. Afin de limiter cet impact, il est donc préférable d’opter pour du coton biologique. 

Le problème, c’est qu’il n’existe pas de définition officielle pour le coton biologique. Il est donc essentiel de sélectionner du coton certifié par des organismes tiers et indépendants. On distingue deux certifications pour le coton bio :  

  • La certification GOTS. Ce label permet d’assurer un contrôle de toute la chaîne de production en s’assurant du respect de normes environnementales et sociales depuis la récolte des matières premières jusqu’à la confection des vêtements. Il assure donc une grande traçabilité aux produits.
  • La certification OCS. Ce second label permet également d’assurer une traçabilité de la production de la matière première à la fabrication des produits finis. Le label OCS 100 garantie ainsi qu’au moins 95% des matières utilisées sont d’origine biologique.  

OCS-GOTS-logos

Que faire si le coton est dit “biologique” mais n’est pas certifié ?

Les fournisseurs textiles doivent passer par des processus de validation longs et onéreux qui expliquent que certains petits producteurs ne soient pas toujours certifiés. 

Par exemple, un de nos ateliers qui était déjà certifié OCS vient d’obtenir la certification GOTS avec plusieurs mois de retard car certains contrôles “sur site” étaient impossibles avec la situation sanitaire et qu’il a fallu attendre la mise en place des “virtual audit”.   

Toutefois, en l’absence de label, il est préférable de questionner les marques sur l’origine de leurs matières premières avant d’acheter des produits en coton biologique sans label. 

À demain, pour le second article sur le filage et le tricot !

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